Palabras clave: Maryse Condé, Jacques roumain, Caribe francófono, mujer, teología de la liberación
Por Ignacio López-Calvo
Publicado en Francographies 7 (1998): 57-68
Dans cette situation, on commence à écouter de nouveaux discours pédagogiques, philosophiques, économiques et, surtout, théologiques: l'être humain, l'homme et la femme nouveaux, commencent à se rendre compte des mécanismes du système d'oppresion. Ils croient qu'on doit essayer de commencer l'utopie du royaume de Dieu ici, sur la Terre, au lieu d'attendre l'autre vie. Le peuple doit prendre conscience de la situation d'injustice. La libération doit naître d'une initiative libératrice active du peuple lui même plutôt que de la charité paternaliste des oppresseurs. Soudain, les écrivains ont un objectif commun: la vraisemblance des romans doit faire que le lecteur ou lectrice deviennent une femme ou un home neufs. Les récits sont, parfois, une véritable apologie des droits de l'homme, de la libération et, fréquemment, de la non-violence active.
Dans son livre Pedagogía del oprimido , Paulo Freire voit deux moments dans la libération de l'opprimé:
Le premier, dans lequel les opprimés commencent à découvrir le monde de l'oppression et, petit á petit, s'engagent dans la praxis et sa transformation, et, le dexième, dans lequel une fois que la réalité oppressive a été transformée, cette pédagogie s'arréte d'être celle de l'opprimé et devient la pédagogie des hommes dans un procés de libération permanente. (47)
Por Ignacio López-Calvo
Publicado en Francographies 7 (1998): 57-68
A la fin des années soixante un mouvement original est né en Amérique Latine: la pensée de la libération. Il s'agit d'une réaction logique à la situation d'injustice régnant sur le continent. Les prêtres et les évêques catholiques commencent à se rendre compte que pour sauver l'être humain du péché, il est indispensable de le libérer d'abord de la pauvreté et de l'ignorance. Ces deux derniers aspects de la libération sont très importants pour arriver à comprendre les oeuvres que seront analysées ici. Cet essai étude la prise de conscience de la situation d'oppresion dans la littérature franco-antillaise et dans la pensée de la libération. Un dialogue semble évident entre les deux manifestations littéraires, la théorie et l'art.
La naissance de la pensée de la libération coïncide avec les
problèmes socio-politiques nés autour des années soixante. On commence à voir les limitations des plans de dévelopment des années cinquante. On avait oublié que les circonstances de l'Amérique Latine étaient très différentes de celles de l'Europe. On assiste à l'époque à la naissance de mouvements syndicalistes et à la lutte contre les régimes militaires qui contrôlaient la plupart des pays latinoaméricains, aidés par les pays industrialisés (spécialement les Etats Unis) dans une politique visant à la
création d'"états de sécurité," capables d'arrêter l'avance du socialisme.
La naissance de la pensée de la libération coïncide avec les
problèmes socio-politiques nés autour des années soixante. On commence à voir les limitations des plans de dévelopment des années cinquante. On avait oublié que les circonstances de l'Amérique Latine étaient très différentes de celles de l'Europe. On assiste à l'époque à la naissance de mouvements syndicalistes et à la lutte contre les régimes militaires qui contrôlaient la plupart des pays latinoaméricains, aidés par les pays industrialisés (spécialement les Etats Unis) dans une politique visant à la
création d'"états de sécurité," capables d'arrêter l'avance du socialisme.

Dans cette situation, on commence à écouter de nouveaux discours pédagogiques, philosophiques, économiques et, surtout, théologiques: l'être humain, l'homme et la femme nouveaux, commencent à se rendre compte des mécanismes du système d'oppresion. Ils croient qu'on doit essayer de commencer l'utopie du royaume de Dieu ici, sur la Terre, au lieu d'attendre l'autre vie. Le peuple doit prendre conscience de la situation d'injustice. La libération doit naître d'une initiative libératrice active du peuple lui même plutôt que de la charité paternaliste des oppresseurs. Soudain, les écrivains ont un objectif commun: la vraisemblance des romans doit faire que le lecteur ou lectrice deviennent une femme ou un home neufs. Les récits sont, parfois, une véritable apologie des droits de l'homme, de la libération et, fréquemment, de la non-violence active.
Dans son livre Pedagogía del oprimido , Paulo Freire voit deux moments dans la libération de l'opprimé:
Le premier, dans lequel les opprimés commencent à découvrir le monde de l'oppression et, petit á petit, s'engagent dans la praxis et sa transformation, et, le dexième, dans lequel une fois que la réalité oppressive a été transformée, cette pédagogie s'arréte d'être celle de l'opprimé et devient la pédagogie des hommes dans un procés de libération permanente. (47)
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